vendredi 6 février 2009

EXPRESS 07/02/09

NIELS MARQUARDT
« Madagascar dans une catastrophe économique »


L'ambassadeur des Etats-unis fait le tour de la crise politique à Madagascar. Il tire la sonnette d'alarme sur les conséquences néfastes au cas où celle-ci perdurerait.
• Vous êtes impliqué dans le rapprochement entre le président Ravalomanana et Andry Rajoelina. Pourquoi la rencontre entre les deux personnalités, qui aurait dû avoir lieu le samedi 31 janvier, a-t-elle capoté ? – Presque chaque jour de la semaine dernière, des rendez-vous avaient été organisés. Nous étions prêts à recevoir, soit les deux protagonistes, soit les équipes des deux côtés. Mais jusqu’ici, rien n’a abouti. Chaque partie affirme sa volonté de dialoguer. Notre rôle, celui de la communauté internationale, si elle est sollicitée, serait d'être témoin de la rencontre. C'est une affaire malgacho-malgache, on essaie de fournir un cadre propice à la négociation. Nous sommes là pour dire les principes qu’il faut respecter, pour dire : voilà l’urgence.

• Au-delà des déclarations d'intention, ressentez-vous la volonté de discuter entre les deux parties lors de vos approches ? – Je vois surtout qu’il y a beaucoup de choses qui se passent en même temps. On peut penser qu’il y aura un rendez-vous, et puis, le président monte dans son avion et se retrouve en province. Evidemment, cela bloque le processus. De l’autre côté, le maire peut être disponible ou pas disponible selon ses autres exigences. Il doit se réunir fréquemment. Ce sont deux êtres humains qui doivent se rencontrer mais qui peuvent avoir beaucoup d’empêchements.
• Est-ce qu’il y a encore des chances pour que les deux parties se retrouvent autour d’une table ?– Il faut rester optimiste. J’étais avec l’Eglise, elle était optimiste. Avec mes collègues, nous sommes optimistes. Tout le monde pense que la raison doit prévaloir.
• Ce qui se passe actuellement ne constitue-t-il pas un signal d'alarme concernant la fiabilité du système démocratique à Madagascar ?– Je pense que les cris dans la rue sont un message important à écouter, d’un côté comme de l’autre. Justement, il y a des sujets qui n’ont pas été abordés par le Parlement, et je pense qu’il appartient aux autorités, à toutes les institutions de l’Etat, d’écouter ces voix, de répondre à ces questions, de se demander comment est-ce qu’on peut rétablir la confiance des Malgaches qui en sont déçus des institutions de l’Etat. Mais je pense que cet autre aspect, celui de rester dans l’Etat de droit, rester dans la légalité, ce ne sont pas des mots vides. Ce sont des principes très importants. Vous êtes un pays très pauvre. Et la capacité des étrangers à s’engager dépend de cette légalité. Il suffit de voir d’autres pays en Afrique actuellement, comme la Guinée ou la Mauritanie, pour voir ce qui va se passer si le pays se trouve en situation hors constitutionnelle. Il faut à tout prix éviter cela.
• Certains imaginent une transition politique comme une des voies possibles pour sortir de la crise. La communauté internationale acceptera-t-elle un tel scénario extra-constitutionnel ?– Je ne pense pas que j’ai à porter un jugement sur une solution ou une autre, sur celles qui sont dans l’air. C’est aux Malgaches, entre eux, entre les deux parties, entre les parties, parce qu’il semblerait qu’il y ait plusieurs parties, de décider la solution à prendre. Mais il ne faut pas que cela soit des décisions unilatérales. Il faut que les décisions soient acceptées par tous. Et cela ne peut se faire qu’à travers le dialogue.
• Es-ce qu’on peut déjà mesurer les impacts de la crise pour Madagascar ?– Les impacts ont déjà été très néfastes. Nous avons rencontré hier les opérateurs économiques qui représen-tent 90% de l’économie malgache. Madagascar se trouve dans une catastrophe économique. Les usines ferment, des salariés sont au chômage technique. On m’a dit que 90% des hôtels dans les provinces sont fermés. Les commandes dans le secteur textile, dans les zones franches sont coupées, et chaque jour, des contrats sont résiliés. Les commandes vont au Kenya, au Bangladesh parce qu’on ne fait plus confiance à Madagascar.
• Au niveau bilatéral, est-ce que la crise pourrait avoir des impacts ?– C’es tout à fait possible. Voyez ce qui se passe dans les autres pays qui subissent ce genre de secousse. On a vu en Mauritanie, en Guinée tout récemment la suspension des programmes d’assistance. Je crois que tout le monde a suspendu ses aides en attendant qu’il y ait un gouvernement légitime. Il faut éviter cela. Madagascar est l’un des premiers pays au monde à avoir obtenu le programme Millenium Challenge Account (MCA), nous avons fait preuve avec cette décision de notre optimisme, de nos attentes très élevées à l’égard de la bonne gouvernance, de la liberté économique à Madagascar. Il faut rétablir cette confiance.
• Que pensez-vous des critiques relatives au mélange de genre entre les affaires personnelles et les affaires d’Etat ?– C’est un principe général. Dans notre démocratie, pour être ambassadeur à Madagascar, il faudrait que je n’aie rien qui pourrait être perçu comme conflit d’intérêt. Et cela, tous les sénateurs, tous les représentants de l’Etat, le président lui-même. Il y a tout un système pour éviter les conflits d’intérêt, l’apparence des conflits d’intérêt. C’est très important pour rétablir la confiance du peuple envers ses gérants. C’est un élément dont il faut tenir compte, à l’origine de ce qui s’est passé ici à Madagascar. Depuis longtemps, mais qui s’est fait de manière très manifeste ces dernières semaines.
• La situation actuelle n'augure-t-elle pas un avenir sombre pour la venue des investisseurs américains ?A court terme, oui. Mais à moyen et long termes, je pense quand même que Madagascar reste un pays intéressant. Je ne suis pas arrivé à convaincre les investisseurs américains à venir, c’est une déception pour moi, mais de l’autre côté, on vient d’établir une chambre de commerce américaine à Madagascar, il y a seulement deux mois. Il faut sortir de la crise. Sinon, Madagascar restera un pays pauvre, isolé, sans investisseur étranger, sans création d’emplois…
Iloniaina Alain et Lova Rabary-RakotondravonyDate : 07-02-2009

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CRISE POLITIQUE
Benjamin Radavidson appelle au dialogue


Benjamin Andriamparany Radavidson propose un scénario de sortie de crise. Il entend se poser en médiateur dans la crise.
Benjamin Andriamparany Radavidson se met au devant de la scène politique neuf mois après son éviction de l'équipe gouvernementale. Mais l'ancien ministre joue cette fois-ci le médiateur. Il mène une démarche en vue du rapprochement des protagonistes, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, dans la présente crise politique.Porte-parole du rassemblement d'associations de sages issus des diverses circonscriptions, d'intellectuels et de différents responsables, l'ancien grand argentier a lancé hier à l'Appart Hôtel à Ambatoroka, un appel afin que les deux parties arrêtent les prises de mesures provocatrices. « L'affaire ne reste plus entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. L'avenir de Madagascar est actuellement en danger », a-t-il souligné en affirmant que les bailleurs de fonds ont suspendu leur aide pour la Grande île. Son groupe, composé entre autres d'Emile Rakotomahanina Ralaisoa, ancien recteur de l'Université ainsi que Fiandraza, ancien vice-Premier ministre, a ainsi établi des documents de sortie de crise qu'il va envoyer aux deux protagonistes, aux chancelleries étrangères ainsi qu'aux entités de médiation œuvrant dans la recherche de solution. Il propose la mise en place d'un gouvernement de redressement national chargé de la restauration et consolidation de la démocratie, du redressement économique et de la restauration de la sécurité publique. « Il n'est plus nécessaire de maintenir le gouvernement sous cette forme actuelle », a déclaré Benjamin Andriamparany Radavidson. Main tendueDe leur côté, des dirigeants de l'Association des détenus politiques de Madagascar (ADPM), de celle des réservistes (AFIAFI), de ZMM Kamara se sont serrés la main hier au Motel de Tana à Anosy. C'est le cas entre autres, de l'ancien député Arema, Merci Ratoabolamanana, du général Jérôme Randriafeno. Ils ont voulu adresser un message de réconciliation aux protagonistes. « Malgré nos positions extrêmement différentes lors des évènements de 2002, nous avions commencé notre rapprochement en prison », a déclaré Merci Ratoabolamanana.
Fano RakotondrazakaDate : 07-02-2009

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AMORCE DE DIALOGUE
La Communauté internationale se mobilise

La crise politique ne laisse pas la communauté internationale insensible. Après l'initiative des ambassadeurs conjuguée avec celle du Conseil chrétien des Eglises (FFKM), voici les organisations internationales. Hailé Menkerios, sous-secrétaire général aux affaires politiques des Nations unies est attendu ce jour, il restera quatre jours au pays. On ne connaît pas son calendrier. Il est seulement prévu qu'il aura « des entretiens avec des responsables du gouvernement et d'autres parties concernées », selon le communiqué de l'ONU.Hailé Menkerios, a pour mission d'« évaluer la situation dans le pays ». Il devrait participer à la réflexion « à ce que les Nations unies pourraient envisager pour aider au retour de la paix à Madagascar », toujours selon le communiqué.Une délégation conduite par Tomaz Augusto Salomao, secrétaire exécutif de la Communauté de développement en Afrique australe (SADC) se trouve déjà dans la Grande île. Elle est arrivée hier et a déjà rencontré des responsables gouvernementaux. Elle a pour mission d'« évaluer et comprendre la situation politique actuelle », selon le communiqué de la Primature. Une autre mission est prévue la semaine prochaine afin de voir et décider de l'aide que pourrait apporter le groupement économique régional.
Iloniaina AlainDate : 07-02-2009

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BAILLEURS DE FONDS
Le FMI bloque le dossier Madagascar


Le déblocage de la cinquième tranche du programme du FMI est suspendu. Toutes les aides budgétaires devront être reportées.
Une décision technique sur fonds de crise politique. Le Fonds monétaire international (FMI) a décidé de suspendre l'examen du dossier Madagascar. C'est un processus qui entre dans le cadre de revue du déblocage de la cinquième tranche du programme Facilité pour la réduction de la pauvreté et de croissance (FRPC) d'un montant de 7,9 millions de DTS (12 millions de dollars). La nouvelle a été confirmée par un haut responsable du ministère des Finances et du budget (MFB). Selon son explication, la revue n'était pas complète car le FMI attendait encore la note explicative du gouvernement sur la procédure suivie pour l’acquisition du nouvel avion présidentiel. « Aux dernières nouvelles, le gouvernement vient d'envoyer les explications relatives à cette procédure d'achat. Nous attendons l'appréciation de son contenu par les techniciens et les juristes du FMI avant d'être fixés sur la suite des négociations. Il est fort probable que d'autres précisions seront encore à fournir», ajoute notre source au sein du MFB.Position délicateLe blocage des négociations avec le FMI met le gouvernement malgache dans une position délicate. Il entraîne automatiquement le retard du déblocage des aides budgétaires dans le cadre de partenariat avec les principaux bailleurs de fonds à Madagascar à savoir, la Banque mondiale, l'Agence française de développement et la coopération allemande et l'Union européenne. Difficile de situer le montant total des aides, toujours est-il, le chiffre de 35 millions de dollars a déjà été avancé sur la Radion France internationale (RFI). « L'Union européenne pour sa part, a décidé de suivre la mesure prise par le Fmi en retardant également le déblocage de son aide budgétaire puisque nous avons estimé que la gestion des finances publiques vers la fin de l'exercice 2008 n'a pas été saine. Et les discussions sur cette question se poursuivent dans les négociations normales avec le gouvernement malgache », précise Jean Claude Boidin, ambassadeur de l'Union européenne à Madagascar. A noter que cette dernière apporte la plus grande contribution en matière d'appui budgétaire au pays. Comme son nom l'indique, l'aide budgétaire est directement injectée dans la caisse de l'Etat et sert au fonctionnement du pays. Le montant total des aides est inconnu mais en tout cas, le gap entraîné par ce retard de décaissement risque d'être lourd de conséquences dans les semaines ou les mois à venir.La balle est donc dans le camp du FMI qui fait le suivi de la gestion des finances publiques. Les responsables malagasy restent, pour l'instant discrets tandis que Pierre van den Boogaerde, représentant permanent de l'institution, est en déplacement à l'extérieur. Par la suspension des négociations, la crise politique vient donc de prendre une nouvelle dimension économique à Madagascar dont l'impact risque d'être davantage ressenti.
Mahefa RakotomalalaDate : 07-02-2009

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CITIC
Reprise partielle des activités


Survie oblige. « Nous ne pouvons ne pas travailler pendant une longue période ». Affirme un locataire du centre commercial Citic de Behoririka, annonçant que la reprise de leurs activités est vitale, malgré le trouble qui persiste dans le pays. Depuis le début de la semaine, quelques commerçants ont ouvert leurs portes, notamment les magasins du premier étage, ceux du rez-de-chaussée demeurent dans un piteux état, après les pillages. La réouverture des magasins dans un si bref délai s’explique par l’existence d’un certain stock de marchandises entreposées dans un lieu sûr et ayant échappé à la casse lors des émeutes. Néanmoins, une hausse de prix a été perçue. « Nous avons enregistré de nombreuses pertes à cause de ces actes de vandalisme, une telle situation ne peut qu'engendrer une hausse de nos produits », avance un vendeur de matériels informatiques sans toutefois dévoiler le taux de majoration.Par précaution, seule une infime quantité de marchandises sont exposées sur les lieux. De son côté, le propriétaire de l'immeuble entame des travaux pour renforcer la sécurité au niveau des entrées. L'ensemble des boutiques devra être remis sur pied dans près de deux mois avance un représentant du propriétaire. Les bureaux à l'étage sont opérationnels mais la majorité des contacts se fait par téléphone.
Lantoniaina RazafindramiadanaDate : 07-02-2009

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KAOMININA ANOSIPATRANA
Nitaona ny mpiasa hiasa ny PDS


Mpiasam-bahoaka ny mpiasan'ny kaominina ka tokony hiasa. Nanentana azy ireo teny Anosipatrana ny PDS Guy Rivo Randrianarisoa, omaly.
«Miasà, diovy ny tanàna, raiso ny andraikitra. » Izany no teny nataon'ny PDS-n' Antananarivo, notendren'ny fanjakana, Guy Rivo Randrianarisoa, tamin'ireo mpiasan'ny kaominina teny Anosipatrana raha nidina teny an-toerana nijery ireo fitaovan'ny kaominina izy, omaly maraina. Nosoritany mantsy fa na iza na iza mpitantana eo dia tokony hiasa foana ny mpiasa. « Hetra nalaina tamin'ny mponina ireny handoavana ny karamantsika ireny. Koa tokony tsy hitsahatra isika hiasa ho an'ny vahoaka », hoy izy.Teknisiana izy, raha ny fanazavany. Tsy hanao politika fa hiasa, ary izay no nanentanany an'ireo mpiasan' ny kaominina rehetra tonga teny an-toerana. Ny fanadiovana ny tanàna no nanentanany an'ireo mpiasan'ny kaominina voalohany. Zavon-tany loatra mantsy ny fako miavosa eran'ny tanàna amin'izao fotoana izao, izay ahiana hiteraka valan'aretina, ka tsy maintsy hifandrimbonana ny fanesorana azy. Nojereny tamin'izany anefa, na dia eo aza ny fanentanana ny mpiasa hiasa, ny lafiny fitaovana toy ny kamiao sy ny solika. Na misy tokoa aza mantsy ny fahavononan'ny mpiasa, tsy mandeha irery izany fa tsy maintsy miaraka amin'ny fitaovana.Teo amin'ny solika no tena notsindriany manokana tamin'izany ka nametrahany fepetra entitra. «Tsy misy mahazo maka solika eto intsony afa-tsy ny fiaran'ny kaominina ihany sy ireo mpiara-miasa aminy amin'ny fandraofana ny fako », hoy izy. Nambaran'ireo mpiasa mazava taminy mantsy fa misy ny miaramila maka lasantsy ao amin'ny kaominina. Ary dia nolaviny ny fanomezana solika azy ireny.Fampanantenana an'ireo mpiasan'ny kaominina amin'ny fanomezana valisoa (prime) azy ireo, toy izay efa nataony fony izy nitanana ny kaominina teo aloha, moa no namaranany ny teniny .
Nirina RakotosonDate : 07-02-2009

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TAPATAPANY

Tsy mihetsika firy ilay rivodoza Gaël. Any amin'ny morontsiraka atsimo atsinanan'i Toamasina, eo amin'ny 350 km, no misy an'ilay rivodoza Gaël amin'izao fotoana izao. Nihanitombo hery izy satria nahatratra hatrany amin'ny 195 km/ora ny tafio-drivotra entiny. Miadana kosa anefa ny fikisahany satria 7 km/ora monja. Na izany aza anefa dia efa mitondra rotsak'orana amin'iny morontsiraka atsinanan'ny Nosy iny izy.Fanamiana miaramila saron'ny zandary. Olona efatra no indray niatrika ny Fampanoavana omaly, tamin'ilay raharaha famoahana fanamiana miaramila saron'ny zandary teny Tanjombato afak'omaly alina. Fitafiana tsy mbola voazaitra izy ireo fa efa voadidy. Saingy tsy ilay orinasa tokony nandray ny fanjairana azy no nandray ny asa fa hafa. Nentina tao anaty fiara moa ireto fitaovana ireto.Tratra ireo olona mpandray taolam-paty. Noraisin'ny polisy fotsiny teny amin'ny fiantsonan'ny fiara mpitatitra teny Ankadimbahoaka, afak'omaly, ireo olona avy any Ambatolampy niray tsikombakomba tamin'ny halatra taolam-paty saron'ny polisy teny amin'ireo mpivaro-mandeha roalahy, ny alahady teo. Izy ireo mantsy no notondroin'izy roalahy fa nanafatra ny entana taminy.Amboarina ny tetezana eo amin'ny Cenam. Tsy maintsy vita amin'ny alahady ho avy izao ny tetezana eo amin'ny Cenam eo amin'ny 67 ha, raha ny fanazavan'ny PDS-n'Antananarivo Guy Rivo Randrianarisoa, omaly. Efa tonga teny an-toerana ny mpiasan'ny kaominina.
Date : 07-02-2009

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FAMATSIANA
Mahafaly ny mponina ny vary mora

Toy ireny akohokely notsimpazam-potsimbary ireny ireo mponina eto an-drenivohitra, indrindra fa ireo mipetraka any amin'ny faritra iva izay iaraha-mahalala fa anisan'ny tena sahirana amin'ny fahatongavan'ireo vary amidy mora, 950 ariary, miparitaka eny amin'ny fokontany. «Tamin'ireny fahalafosan'ny vary ireny, dia tsy nahavidy afa-tsy iray kilao isan'andro aho. Io no tsy maintsy tsinjaraiko maraina, antoandro, hariva », hoy Bernardette, renim-pianakaviana iray monina eny Andohatapenaka.Eni-mianaka izy no ao an-trano. Asa an-tselika mikarama mitaom-biriky sy mitaom-pasika no asa aman-draharahan'izy mivady. Izany hoe tsy misy asa raikitra fa izay hisian'ny karama ihany no ahitana vola.«Ny ankizy no tena jerena fa izahay mivady, manao kibo an-tsena eny na vitan'ny mofo kely eny, amin'ny antoandro », hoy ihany izy. Nosoritany mantsy fa tsy mody antoandro izy ireo rehefa mandeha ny asa, na lasa lavitra, ary efa andrahoina ny maraina ny sakafon'ny ankizy, na aterina any amin'ny bebeny.Notsinjarain'ny fanjakana isam-pokontany moa ity vary mora ity ary betsaka ny olona no manjifa izany. Ho avy amin'io herinandro io ihany koa ny menaka ary toy ny vary dia amidy amin'ny vidiny mora koa.
Nirina RakotosonDate : 07-02-2009
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Audiovisuel
La radio et la télévision MBS disparaissent


Le président Marc Ravalomanana a annoncé de la suppression des chaînes qu’il a créées. Les employés de ces médias se trouvent dans l’expectative.
Une chaîne de télévision de moins dans le paysage audiovisuel. Au cours du conseil de ministre à Iavoloha avant-hier, Marc Ravalomanana, fondateur en personne, a déclaré : «Il n'y aura plus de MBS. J'ai déjà cédé tous ses matériels à la TVM et à la RNM pour que le peuple ait accès aux informations véridiques». Coup dur pour les téléspectacteurs et radiophiles mais surtout pour les centaines d'employés qui ont fait vivre et animé les radios et télés MBS dans plusieurs villes depuis leurs créations à partir de 2002, à savoir journalistes, techniciens, personnel administratif, etc. « La déclaration du chef de l’État sonne comme un licenciement pur et simple. Il ne nous reste qu'attendre une précision de la part de nos supérieurs», indique l’un d’entre eux. Hier, une réunion « informelle » a été entamée par les employeés de la TVM et de la RNM près des ruines de leur siège à Anosy. Lundi, il y a eu un rassemblement pour la remise en marche des deux antennes, avec les équipements de la MBS qui leur ont été offerts. Mais pour le moment, ce sont encore les techniciens de la MBS qui assurent le fonctionnement des radio et télévision nationales. Mais ce qui n'assure nullement rien de l'avenir professionnel de ces gens. IncertitudeSi le chef de l'État a déjà fait appel au ministre des Télécommunications, des postes, et de la communication de bien vouloir « s'occuper de ce qu'il faut faire pour ces employés ». Hier soir, une réunion s’est déroulé au ministère des Télécommunications, des postes et de la communication pendant laquelle cette affaire audiovisuelle aura été évoquée sinon résolue. Les deux organes de presse écrite, «Le Quotidien» et «Ny Vaovaontsika», ont de nouveau paru depuis hier mais sous un seul numéro. Là encore le sort des employés demeure en suspens. «Pour le moment, nous ignorons complètement de ce qui va nous arriver», s'inquiète une journaliste du Quotidien.
Teholy Martin et Hernan RiveloDate : 07-02-2009

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Vakinankaratra
Baisse du nombre de voyageurs


La ville d'Eaux souffre d’une baisse du nombre de voyageurs pour les zones régionales. Certaines voitures doivent attendre trois jours avant de repartir.
Le transport régional subit actuellement les contrecoups de la situation politique. Les voyageurs ne prennent plus les taxi-brousse qu’en cas de force majeure, comme la maladie, le travail ou les études.A partir d’Antsirabe, le transport régional reliant Fianarantsoa se trouve dans une position délicate depuis que la situation dans la région Haute Matsiatra a commencé à devenir critique.Actuellement; les trois coopératives desservant cette ligne n'arrivent plus à remplir que 3 à 4 voitures par jour, alors qu'avant 12 véhicules rallient la capitale du Betsileo.«La cause de cette diminution ne peut être que la peur et la crainte», affirme un guichetier de la ligne Antsirabe-Fianarantsoa. «Les voyageurs appréhendent les risques qu'ils peuvent rencontrer sur la route, surtout ceux qui vont vers le sud du pays», poursuit-il.Les passagers venant de Fianarantsoa sont un peu plus nombreux. Les Antsirabéens rechignent à voyager, eux qui ont l'habitude de vendre des légumes et des fruits dans la Haute Matsiatra.Manque à gagnerPour l'axe Antsirabe-Antananarivo, les chauffeurs s'inquiètent de leur situation. «J'ai attendu trois jours pour mon tour, et me voilà parti avec des voyageurs dont la plupart descendent à mi-parcours», constate un chauffeur de la coopérative FIFIMAVA. «Si cette situation perdure, je ne saurai plus comment je ferais pour nourrir ma famille», s'inquiète-t-il.De fait, les frais des passagers ne permettent pas au chauffeur de gagner la somme qu'il a l'habitude de verser à son patron et d'assurer le besoins de sa famille. D'autant que pour attirer la clientèle, certaines coopératives de transport pratiquent une baisse de tarif, allant jusqu’à Ar 6 000 contre Ar 8 000 en temps normal.Par ailleurs, les rabatteurs exigent beaucoup plus d’argent auprès des chauffeurs quand ils réussissent à trouver des passagers au plus vite pour remplir un véhicule. Tout cela se passe à l’insu des guichetiers.
Angola Ny AvoDate : 07-02-2009

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Mahajanga
Les marchands de rue reviennent

Les efforts entrepris par les responsables de la commune urbaine de Mahajanga dans le cadre de l’assainissement de la ville sont en train d’être réduits à néant. Face à la crise socio-politique frappant la Grande île depuis deux semaines, les marchands de rue reviennent sur les trottoirs, précisément, les vendeurs de friperie de la plateforme de Tsaramandroso. Ainsi, ils ont commencé à investir le devant de la rue principale menant vers Amborovy et celle en face des kiosques des détaillants et grossistes. A Mahabibo, les trottoirs sont de nouveau occupés par des colporteurs et de petits marchands ambulants. «Nous nous sommes déplacés ici depuis l’explosion des pillages, car nous n’arrivions à vendre aucun article. Nous profitons de cette situation pour pouvoir faire des recettes. Les affaires marchent bien ici», avoue cette commerçante. De leur côté, les responsables des marchés ont discuté mercredi avec les représentants des associations des commerçants, tout en leur rappelant le code de la bonne conduite signé par les deux parties.
Vero AndrianarisoaDate : 07-02-2009

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Toliara
Le Bianco indésirable

Saccagé et pillé lors de l’émeute de mardi 27 janvier, le bureau du Bianco se trouve complètement en piteux état. A part le mobilier, les documents secrets ainsi que les fichiers se trouvant dans les disques dures des ordinateurs ont également disparu. Pour tenter de remédier à ce déficit, les responsables de cette institution ont laissé entendre à la radio locale «Soatalily» que le bureau du Bianco a été transféré provisoirement au Palais de l’ex-Faritany sis au bord de mer. Néanmoins, cette décision n’est pas du goût de l’opposition. « Vous êtes indésirable chez nous car s’il y a quelqu'un que vous devez arrêter, c’est Ravalomanana. Alors on vous prie de quitter les lieux avant que la colère de la population s’abatte de nouveau sur vous », a déclaré un orateur sur la place de la démocratie avant-hier. L’annonce a été favorablement accueillie par l’assistance laquelle a acclamé pendant plusieurs minutes cette prise de décision des opposants.Le meeting d’aujourd’hui s’annonce donc explosif.
Francis RamanantsoaDate : 07-02-2009

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